Chaussure japonaise

 

La chaussure Ninja


Le Ninja étant un guerrier de l’époque héroïque japonaise, on conçoit volontiers que la chaussure du même nom ressemble à une botte particulièrement belle à regarder. Et au lieu d’habiller un samouraï, la chaussure Ninja habille une femme qui aime la mode japonaise en ses différents aspects. Et surtout lorsque celle-ci est l’apanage de la styliste japonaise Chikako Inoue.

 

Les bottes japonaises


La collection de bottes japonaises présentée par cette grande dame de la haute couture japonaise, bien qu’étant très diversifiée dans ses coloris et dans les matériaux des différentes bottes ou bottines, se caractérise à la fois par un très haut niveau de finition - qui donne aux bottes un aspect chic et raffiné et par un design singulier remontant à une antique tradition.

Bref, la femme qui aime la mode japonaise, et qui désire paraître très classe avec ses bottes, ne peut qu’acheter les modèles raffinés conçus par cette styliste (voir notamment l’aspect très travaillé des ourlets).

 

Les chaussettes japonaises à doigts


Pour être à l’aise dans ses bottes, la femme aimant la mode japonaise trouvera, dans la même collection, des chaussettes tongs (appelées également chaussettes à doigts), dont les doigts, séparés sont réservés, l’un à l’orteil et l’autre aux autres doigts de pied.

Ces chaussettes japonaises étant revêtues de coloris chatoyants, on ne s’étonnera guère de leur succès auprès des fans de mode japonaise.

Et pour bien montrer que ces chaussettes à doigts appartiennent à la même tradition ancestrale que les bottes, Chikako Inoue y a fait figurer parfois  l’image d’un samouraï. Car c’est probablement à lui que la grande styliste de mode a pensé au moment de concevoir la chaussure Ninja. Et si ce n’est pas le cas, la seule évocation du samouraï suffit à donner à la femme portant la chaussette du même nom, l’image d’une personne très respectueuse envers les traditions japonaises représentées ici par de beaux vêtements.

Mais ce qui fait, par-dessus tout, le charme de cette conception, c’est le talent d’une styliste qui a su marier la tradition à l’aspect très moderne de la mode japonaise. Et ce pour le plus grand plaisir de toutes ces femmes qui, orientales ou occidentales, aiment les chaussettes japonaises.

 

La tong japonaise


La tong japonaise étant une chaussure à semelle plate sur laquelle sont fixées deux brides formant un Y dont le bas de la lettre se situe entre l’orteil et les autres doigts de pied, elle représente le complément à la fois idéal et obligé pour les chaussettes tongs.

JIKATABI

 

L'histoire des Jikatabi

Les Tabi sont des chaussettes spécifiquement japonaises, qui séparent le gros orteil des autres pour s'associer aux chaussures traditionnelles japonaises telles que les Geta (socques de bois avec deux lanières en V) et les Zori (sandales en paille de riz).

 

L'époque de Heian (794-1185), les nobles portaient des chaussettes en tissu ou des chaussettes en cuir. Les Tabi en cuir étaient réservées aux Samouraï (guerriers) pour les batailles.

L’époque d'Edo (1603 -1868), les Tabi en cuir se sont largement imposées dans le peuple japonais.

Ensuite, les Jika-tabi ont été créées avec l'ajout de semelles en caoutchouc.

 

Epoque Meiji (1868-1912), les Jikatabi étaient portées dans tout le Japon.

Epoque Taïsho (1912-1926), Tokujiro Ishibashi a fait enregistrer la marque "Jikatabi" et ces chaussures japonaises ont été fabriquées en grande quantité dans le département de Fukuoka. Ses Jikatabi ont eu immédiatement un grand succès auprès des mineurs qui travaillaient dans la mine voisine, entraînant sa réputation dans tout le Japon.

 

 Pendant la deuxième guerre mondiale, les Jikatabi ont été portées par les soldats japonais. Elles ne sont pas aussi solides que les bottes militaires en cuir mais présentent d'autres qualités : économiques, bien adaptées aux pieds, lavables et silencieuses pendant la marche.

1919, un fabricant, Harimaya et le père du marathon japonais, Shisou Kanaguri, ont développé les "Kanaguri Tabi" qui ont été portés par Shigeki Tanaka qui a remporté la première victoire au marathon pour un Japonais, 1951 à Boston.

 

1953, les "Marathon Tabi" ont été mis en vente par la société Onitsuka Tiger (ASICS) qui a créé  aussi des chaussures de forme Tabi pour les astronautes qui s'entraînent en appesanteur. Peu à peu, les Jikatabi se développent et s'imposent. Aujourd'hui le modèle standard traditionnel est largement utilisé par les ouvriers dans les domaines du bâtiment, l'agriculture, artisanat, etc.

 

En 2003, Chikako Inoué  créait le modèle en cuir décliné en couleurs, en tissu d’Obi (ceinture de Kimono) et aussi Ballerine pour la mode, renommée Ikitabi (Iki  signifie chic). Et appréciés par les porteurs du monde entier pour son confort et son look avant-garde.